la nuit parait plus douce. tout est calme, les gens dorment ou font la fête, aucun regard, aucun jugement, le monde extérieur n'intervient pas dans ma vie. laisser glisser quelques larmes sur mes joues froides, sans que personne sache, sans que nul ne parle ; car pleurer c'est personnel. c'est bien pour sa que l'on pleur, parce que parler ne convient pas, la présence de l'autre gêne, le regard des autres encore plus. mais il faut que sa sorte. l'obscurite plus discrète, n'oblige à rien ; seule, triste, je regarde ma cigarette se consummer. c'est le seul moment ou je m'autorise à penser. et je peux pleurer, pleurer. le noir qui coule, les yeux gonflés, l'envie de rien. dès que cette nuit confidente s'échappe, le sourire forcé revient au galop, les traits se crispent pour cacher la vérité et mon crayon noir devient mon nouvel ami, me permettant de cacher toutes expressions que mes yeux pourraient laisser s'enfuir. le jour est tellment dur à affronter, il découvre tout, éclaire les zones sombres et fait de la vie un enfer. Je deviens un vampire, avide de méchanceté et de haine. toutes mes pensées s'enfouissent sous une couche de mauvaise humeur; la vie ne me donne envie que d'en finir. vite, vite. le temps est long, à l'intérieur de moi, des sentiments contradictoire, et une attirance digne de l'aimant vers le mal. je dois me faire souffrir, je dois tout faire pour aller mal. c'est incessant, insupportable, personne ne peut comprendre, moi non plus, je sombre, je n'y peux rien, je le veux, je le dois. & cette lumière douce qui me guidait vers mes rêves disparait peu à peu. je ne crois plus en rien, ma vie est vide, je suis vide, aucun sentiment ne m'habite plus.
comme anesthésiée, je continue.